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Tous les témoignages

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Alzheimer et le bénévolat dédié aux personnes âgées affectées par Alzheimer (2/2)

Le bénévolat d’accompagnement de personnes malades, à leur domicile

Après son témoignage de bénévole dédié à l’allègement de la solitude d’une personne âgée atteinte d’Alzheimer, Giancarlo nous fait partager quelques morceaux de son vécu bénévole d’accompagnement.

Visite de Marcelle, 87 ans, à son domicile, par Giancarlo, bénévole 42 ans

Nous voilà sur le grand boulevard qui mène au domicile de Madame Dolé (nom d’emprunt). Tiens, il a commencé à bruiner ! D’accord avec toi, Giancarlo : nous sommes à seulement quelques jours de l’équinoxe de printemps, mais c’est difficile d’imaginer que bientôt, ici, l’hiver est fini.

Madame Dolé :
« Heureusement, il me reste ma sœur Odette.
Je l’ai vue, l’autre jour, sur le lac. On s’est dit bonjour, au-revoir, et voilà »

Giancarlo :
« Délicatement, j’aborde un autre sujet.
Et c’est reparti pour cette autre forme de sa réalité : notre complicité »

Un code, deux codes, des clés égarées
Nous voilà arrivés devant la résidence hlm. Un premier code pour rentrer dans la cour. Avant de composer un deuxième code pour entrer dans l’immeuble, Giancarlo s’assoit sur un muret et me confie :
« Rassure-toi, quand Madame Dolé sort de son domicile, elle est toujours accompagnée. Ca évite comme ça la valse des clés ! Celle de sa boîte-aux-lettres, pffttt, on ne sait pas où elle est. Alors, chaque fois que je viens la voir, je glisse la main dans la boîte et je lui remonte son courrier ».

Internautes qui souhaitez partager avec le bénévole Giancarlo les moments de cordialité partagés avec la personne âgée qui adore l’accueillir, vous accéderez à la suite de la visite d’un clic sur Alzheimer et le bénévolat dédié aux personnes affectées par Alzheimer. (PDF 487ko)

Nous contacter :
Astrid de Saint Jean & Myriam Briez
Coordinatrices de Développement Social
accompagnementdesmalades@petitsfreres.asso.fr

Communication Fraternité Accompagnement des Personnes Malades
Maryvonne Sendra
 

En savoir plus : http://www.petitsfreres.asso.fr/nos-actions/accompagner-des-personnes/gravement-malades-ou-en-fin-de-vie/alzheimer-et-le-benevolat-dedie-aux-personnes-affectees-par-alzheimer.html
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Un toit pour se protéger, un endroit pour vivre. Le reste, on verra après...

Action logement et habitat des petits frères des Pauvres : le témoignage de Gery

Mai 2012. Je mène la petite vie tranquille de préretraité qui est devenue la mienne depuis 2003, année des très gros soucis de santé qui m’ont mis « sur la touche » professionnellement. Un simple courrier de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) va alors tout bouleverser.

Le renouvellement du bénéfice de L’Allocation Adultes Handicapées (AAH) m’est refusé. Sans autres formes d’explication. Cette décision brutale me stupéfie après une première attribution et trois renouvellements. Que faire ? D’abord, un recours. Et puis chercher un emploi. L’idée est excellente. Nous sommes d’ailleurs plusieurs millions à l’avoir ! Bref, à court terme, c’est la misère et la nécessité de quitter mon logement. Ma petite « cagnotte » devrait me permettre de tenir quelques mois ensuite ce sera l’heure des décisions cruelles.

La rue ? Je n’y survivrai pas une semaine. Les centres d’hébergement ? Difficile aussi quand on est en mauvaise santé et peu habitué à un mode de vie rustique. Les amis ? Oui mais ça ne peut durer qu’un temps. Durant de longues semaines j’ai la tête en feu. Je me déplace au bord de l’implosion nucléaire. J’ai l’impression d’être tombé dans un piège imparable qui va me détruire d’une des multiples façons dont on peut détruire un être humain. Physiquement, psychologiquement ou socialement.

C’est alors que je m’ouvre de mon problème auprès d'une amie un peu plus âgée. Elle m’amène chez Champ Marie. Je la suis par principe car je n’y crois pas particulièrement et je ne suis plus très loin de baisser les bras. Le contact est plutôt bon, me semble-t-il, mais aucune solution n’est en vue. J’y retournerai plusieurs fois, le temps d’être mieux connu et pour moi de comprendre leur mode de fonctionnement. Et, un jour, arrive quelque chose que je n’attendais plus.

On me propose un petit appartement pour un loyer modique. Il est juste temps. C’est l’hiver et je me suis résolu à poser mon préavis pour mon logement. Car, stupide principe ou pas, je n’ai pas l’intention de jouer les squatteurs et d’accumuler les dettes. Enfin une lueur d’espoir. Non je ne serai pas SDF !
Le déménagement est assez épique. Mon Dieu, quel bric-à-brac ai-je pu entasser chez moi ! Il me faudra encore du temps pour ranger tout mon bazar. Mais c’est bon d’être chez soi au chaud alors qu’une nouvelle vague de froid sévit.
Une des premières lettres que je reçois est celle de la MDPH m’annonçant qu’elle revient sur sa décision et que le bénéfice de l’AAH est renouvelé. Une bouffée de joie m’envahit que je n’arrive pas vraiment à exprimer…

Gery

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2/2 : Bénévolat dédié aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, à leur domicile, et aux aidants familiaux

En ce Paris enneigé, rencontrons Pierrette, 70 ans, et sa sœur aidante, Rafqa, 71 ans, d’origine libanaise, et qui ''ont, dans leur nature et dans leur culture, une magnifique hospitalité''

Suivons Christine, 51 ans, en activité professionnelle, un mari patron de sa petite entreprise, deux enfants, et en même temps, oui, bénévole d’accompagnement auprès d’une personne âgée atteinte d’Alzheimer, et soutien de sa sœur aidante.

Pierrette :
'' Ma vie professionnelle était très responsable et engagée !
J’ai été en France infirmière réanimatrice en soins intensifs, et une des premières au Liban''
!

Rafqa:
'' Quand on lit, on perçoit ce qui est au-dedans de soi.
Chacun a un regard différent, en fonction de ce qu’il a vécu ou pressenti''

Dans son châle de laine, la sœur-aidante Rafqa nous ouvre la porte et nous accueille avec force sourires francs :
- Asseyez-vous, mettez-vous à l’aise ! Alors comme ça, vous affrontez le froid pour venir nous voir !
- Oui, mais ça vaut le coup ! La preuve : il fait bien chaud chez vous !

D’emblée, partage de rires et de sourires ! Comme tu me l’as dit, Christine, nous sommes effectivement magnifiquement accueillies !

Pierrette est assise sur un petit canapé. Présente et attentive à notre entrée, on perçoit d’emblée qu’elle délègue volontiers à sa sœur aidante la responsabilité d’accueillir. Mais c’est avec un vrai plaisir qu’elle fait la bise à Christine, et donne sa main à la mienne tendue.

Rafqa, manifestement vive et ravie de recevoir, s’engage dans une succession de paroles qui retracent leur récente actualité :  '' La nouvelle infirmière à domicile, pas terrible. Elle est trop pressée. Elle veut administrer les médicaments à ma sœur alors qu’elle a encore le ventre vide. Non, je refuse que Pierrette prenne ses médicaments à la va-vite, n’importe comment''.

Rafqa enchaîne :
''' Et la semaine dernière, je vous l’ai raconté au téléphone, Christine, il y a eu une femme qui est venue sonner à notre porte avec une insistance qu’on ne peut même pas imaginer. J’avais beau ne pas ouvrir, elle continuait d’insister et de sonner et de sonner. Je suis méfiante à l’égard d’une tentative d’introduction. Finalement, j’ai appelé la police pour mettre fin à cet agissement. Bien m’en a pris parce que depuis, elle n’est jamais revenue sonner ici, c’est fini. C’est que ma sœur, c’est moi qui la protège''' !

Christine, consciente des bienfaits de paroles libérées, les respecte et les laisse se développer. Elle entend bien la vigilance de Rafqa pour faire respecter leur espace privé.

Puis Christine reprend la parole pour la restituer à Pierrette :
- Et toi, Pierrette, qu’est-ce que tu nous racontes de beau ?
- Oh, je vais bien !

Puis, me regardant, Pierrette poursuit :
Je suis désolée de vous recevoir comme ça, avec mon peignoir
- Mais on se sent toutes si bien, dans ces lainages, qu’on a le droit de s’y pelotonner, même en journée !

Et, maintenant que Rafqa passe en cuisine pour faire chauffer l’eau d’un thé ultra- sélectionné, Pierrette s’engage dans une évocation spontanée de son passé. Je reçois comme une exquise politesse cette présentation de qui elle a été, et de ce qui constitue toujours une partie importante de son identité.
Oui, j’étais infirmière en chef
- Ils appellent ça maintenant cadre de santé, c’est ça ?
- Oui, quelque chose comme ca.

Et Pierrette de nous raconter avec plaisir et fierté l’exercice de sa profession d’infirmière. Comment elle a contribué à créer, dans les années 70, la pratique hospitalière des soins intensifs au Liban :

'' Ma vie professionnelle était très responsable et engagée ! J’ai été en France infirmière réanimatrice en soins intensifs. J’avais une grande indépendance. En même temps, je dirigeais une équipe d’infirmières. Parfois, quand elles paniquaient, j’avoue que j’étais un peu dure avec elles.  Non, ce n’est pas dans la panique qu’on peut soigner les autres et les sécuriser. C’est en restant calme soi-même qu’on peut calmer les autres et les rassurer. Et ça on ne peut pas le faire si soi-même on ne sait pas se contrôler ! ''
Comme on vous entend, Pierrette ! Vous avez pratiqué un noble métier. Maintenant, vous ne l’exercez plus, mais la noblesse, elle est là, elle reste là, en vous, et elle s’entend, et elle se voit !

Et voilà Rafqa revenant les bras chargés d’un plateau mirobolique, contenant théière ... et bûche pâtissière :
Vous allez m’en donner des nouvelles !
- Oh oui, on veut bien vous en parler ... après avoir dégusté ! Merci Pierrette et Rafqa !

Rafqa, toute à la joie de ce partage convivial inscrit dans sa culture, dans ses valeurs, évoque elle aussi des éléments de son passé.:

Eglise Saint Georges au Liban à laquelle se rendait Rafqa personne accompagnée'' Au Liban, nous, chrétiennes maronites, on allait à l’église Saint Georges. Mais de chez nous, on entendait et comprenait en arabe libanais les appels à la prière des musulmans pour se rendre à la Mosquée. Les textes de la religion musulmane sont magnifiques, comme le sont les textes sacrés de la Bible''.
Oui, Rafqa, on perçoit bien votre grand respect et votre grande ouverture à toutes les formes de spiritualité.

Les échanges se poursuivent, sur des sujets aussi passionnants que variés. Entre deux gorgées, Rafqa se met à nous citer avec un gracieux à propos des citations de Molière, et du romantique Alfred de Musset.
Rafqa, quelle mémoire vous avez !
- Non, c’est juste que je lis, et que je relis ! Quand on lit, on perçoit ce qui est au-dedans de soi. Chacun a un regard différent, en fonction de ce qu’il a vécu ou pressenti.

Le regard pétillant de Pierrette, alternativement sur sa sœur, puis sur nous qui la convions aux échanges, dit bien la joie d’ ''être là'' avec nous et avec Rafqa. En ces moments de liens humains qu’offre ta présence bénévole, on comprend, Christine, que tu nous aies dit d’elles, d’emblée '' C’est une chance de les avoir rencontrées'' ! Et c’est aussi une chance qu’elles t’aient ! Comme vous vous êtes bien trouvées, dans cette réciprocité d’humanité !

Oh, quelques flocons de neige se remettent à tomber. Et la nuit ne va pas tarder à tomber. Mais qu’est-ce qu’il est passé vite, ce temps de vous retrouver ! Oh, d’accord, manteau plus écharpe, plus gants, plus bonnet, faut pas être pressé ! Ca nous accorde le plaisir d’un petit peu prolonger ce temps d’amitié !

Pour ce départ, ce ne sont pas les mains qui se sont tendues, mais les joues rosies par la chaleur d’une complicité sans cesse renouvelée.

* * * * * * * * * * * * * * *

Nous voilà de nouveau dans la cour-jardin immaculée de neige. Christine, enjouée, m’entraîne ''là où ça laisse les traces des pas, génial la poudreuse !''

Christine, tu as ''la pêche'' et le sourire !
'' Ce qui me fortifie, c’est de vérifier que toutes les personnes âgées conservent des capacités. Il leur reste des capacités. Pas les mêmes pour toutes. La maladie d’Alzheimer, c’est juste un handicap particulier mais la personnalité reste, elle continue de s’exprimer''.

Christine poursuit , tout en accumulant un peu la neige sur ses chaussures :
'' Parfois, j’ai du mal à ''suivre le fil''! Pierrette évoque avec plaisir ses souvenirs les plus chers. 1 souvenir, 1 tiroir. Et parfois, ça passe de l’un à l’autre sans que j’aie pu anticiper cette ballade d’un moment lointain du passé à un moment plus récent. Beaucoup de monologues. Moi, je reste à l’écoute. Le passé est là, mais aussi le présent, et il reste toujours une capacité et un vrai plaisir à partager de très bons moments'' !

Nous voilà sorties de la résidence hlm parisienne. Le chemin de neige improvisé, qu’est-ce qu’on l’a bien tracé !

Bon, là, je vais prendre le T3 ! Christine, on est en janvier. Avant que tu ne prennes un bus pour retourner chez toi, il est encore temps pour toi d’émettre un vœu !
'' Oh, c’est vite vu ! Pour mon bénévolat, je voudrais avoir plus de disponibilité. Je viens visiter Pierrette et Rafqa seulement 1 après-midi tous les 15 jours. En plus de mon travail, les week-ends, j’aide mon mari qui a son entreprise à tenir sa comptabilité, à suivre les déclarations fiscales, l’urssaf, etc. Je le fais bien volontiers, mais ça prend du temps. Or je n’ai pas de bénévole ''binôme'' qui pourrait me relayer''.

Alors ton vœu ?
'' Beaucoup de moments heureux pour Pierrette et Rafqa, encore plus de temps avec elles, et de nouveaux bénévoles qui rejoignent notre équipe en y trouvant le même honneur et la même joie que j’ai à réaliser ce bénévolat'' !

We blow to you a kiss, Christine !

Envie de devenir bénévole ? Contact :
myriam.briez@petitsfreres.asso.fr

Communication Fraternité Accompagnement des Personnes Malades
accompagnementdesmalades@petitsfreres.asso.fr
Maryvonne Sendra

 

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''Comment naît une équipe bénévole ?'' un bénévole témoigne pour les 20 ans de Toulon

Le projet associatif actuel était déjà en germe dans la toute jeune équipe toulonnaise dès 1995, Maurice bénévole nous dit quelques mots pour le journal des 20 ans de Toulon.

Près d'une vingtaine d'années déjà, c'est l'âge des petits frères à Toulon. Majeurs, ils le sont déjà !
Toutes ces équipes qui se dévouent pour le bon fonctionnement de l'ensemble,  tout cet élan généré par le renouvellement permanent de cette famille de bénévoles, toute cette activité déployée auprès des personnes accompagnées, nos amis, c'est cela la vie de notre entité toulonnaise.
Déjà depuis de nombreuses années, le groupe local de bénévoles avait montré le chemin  qui menait à cette maturité de gestion du quotidien, bien encadré par des salariés dévoués et compétents.

C'est aujourd'hui le projet des petits frères, de mettre en œuvre ce mode de fonctionnement pour l'ensemble de l'association, le modèle toulonnais a toujours été remarqué par l'encadrement national. Personnellement, je ne peux que me réjouir de voir l'évolution qui prend forme, de voir que des bénévoles engagés pourront décider non seulement du quotidien, mais aussi de la stratégie locale à appliquer pour leurs actions.

L'âge des petits frères des Pauvres à Toulon, c'est aussi le temps que j'ai consacré, ici, à l'équipe locale. C'est la période pendant laquelle j'ai vu grandir le groupe dont je fus l'un des pionniers. C'est tout cet ensemble  de mise en place, de construction, de déménagements, de difficultés aussi, vécus avec les salariés (on disait les permanents) et les bénévoles prêts à agir pour faire fonctionner au mieux l'équipe locale.
Ce sont des années exaltantes passées auprès de nos amis accompagnés. C’est tout cela que je voulais dire.

Merci à tous, à Marseille, à Toulon, d'avoir donné à mon épouse et à moi, ces merveilleux moments de fraternité.  Merci aux généreux donateurs, petits et grands, car, sans eux, nous ne serions rien ! Ils nous invitent, je crois, à bien cibler nos amis accompagnés parmi les plus pauvres. D'autres associations partagent notre idéal de solidarité, sachons utiliser leurs compétences.

Pour terminer je souhaite à un maximum de bénévoles toulonnais de participer activement à l'évolution  des petits frères.

Bonne année à tous.  Bon vent au groupe toulonnais et à bientôt.                              

M. DENQUIN

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Sortie au Cirque d'Hiver Bouglione, le 24 février 2013

Christopher, bénévole témoigne...

"C'est avec des souvenirs plein la tête et des émotions partagés que tout le monde a regagné ses appartements, s'étant évadés l'espace d'un après-midi, dans un monde où règne la fantaisie."

« Préparer une sortie n'est pas de tout repos et demande beaucoup de travail de la part des organisateurs. Heureusement pour eux, la plus belle des récompenses se retrouve dans les yeux émerveillés des personnes accompagnées qui ont pu assister dimanche 24 février dernier, à une magnifique représentation des artistes du Cirque d'Hiver Bouglione.

Entre acrobates, trapézistes, clown mais également tigres rugissants, un spectacle merveilleux a été orchestré devant les yeux ébahis des personnes accompagnées du Territoire XIII. Elles ont été éblouies par la grace des danseuses, par le talent des jongleurs, ont retenu leur souffre devant les acrobaties époustouflantes des artistes et ont applaudi avec passion le talent de toute la famille Bouglione et de tous les fantaisistes présents avec eux.

C'est avec des souvenirs plein la tête et des émotions partagées que tout le monde a regagné ses appartements, s'étant évadés l'espace d'un après-midi, dans un monde où règne la fantaisie. »

Christopher, bénévole
 

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Comment naît une antenne petits frères des Pauvres?

Toulon, il y a 20 ans, Annick salariée témoigne

Pour célébrer les 20 ans de l'antenne, les bénévoles ont recueilli les témoignages des acteurs qui ont contribué à la naissance puis au développement de cette action.

L’histoire de l’antenne de Toulon

En 1991, le Conseil d’Administration des petits frères des Pauvres a voté une motion pour le développement de l’association par des antennes à partir des fraternités. La Fraternité de Lille avait confié cette mission à son ex directrice,  Th. D. qui a ouvert en juin 1992, Dunkerque et Saint-Quentin ; elle avait modélisé à partir des antennes de la Fraternité Banlieue, l’idée d’un collectif de bénévoles en charge du fonctionnement et du développement de l’action.
De son côté, B. C. Directeur à Marseille voulait développer l’association dans le sud-est et pourquoi pas le Var où nous avions deux maisons de vacances. Il a démarché le C.C.A.S de Toulon qui nous a offert de partager une salle ½ journée par semaine avec d’autres associations. Le C.C.A.S avait un service dédié au bénévolat et Mme G. qui en avait la charge a été séduite par l’action et les valeurs petits frères des Pauvres et nous a adressé très rapidement des candidats bénévoles.

Des contacts ont été renoués avec quelques bénévoles d’été toulonnais, une annonce a été passée dans le journal et nous avons démarré en octobre 1993, je dis « nous » car dès le départ un couple de bénévoles B. et M. B. qui avaient connu Armand Marquiset s’est proposé pour tenir les permanences avec un copain à eux M. T. Nous organisions nos réunions soit à l’Union Diaconale du Var, soit dans une salle paroissiale le samedi matin. Je recevais les futurs bénévoles, soit au C.C.A.S, soit dans les bistrots du centre ville !

Notre premier objectif a été le démarchage des partenaires qui pouvaient nous signaler des personnes âgées isolées : nous allions avec B.  rencontrer avec plus ou moins de succès la D.I.S.S, les services des C.C.A.S, les hôpitaux, les autres associations comme promo-soins, le secours catholique, les restos du cœur, A.T.D-Quart Monde. Et quand nous avons obtenu de la municipalité un vrai local pour nous, « rue Alézard », cet appartement au 1er  étage a été restauré par un bénévole A.G. et une association de réinsertion puis nous l’avons inauguré le 1er avril 1995.

F. C. responsable de la permanence et des loisirs a mis tout son cœur à le rendre chaleureux. L’inauguration doublée d’une invitation aux donateurs petits frères des Pauvres, nous a amenés 2 recrues d’envergure : M. D. et A., son épouse qui ont joué un grand rôle pour que l’antenne puisse grandir dans l’autonomie.
L’équipe se composait de 10 bénévoles qui accompagnaient 8 personnes âgées : Denise qui peignait, M. D. qui habitait un foyer Sonacotra, Mme Y et ses squatters, M. X qui écrivait ses mémoires. Ma formation initiale en service social a été une clé pour asseoir la légitimité de la relation d’aide apportée par des bénévoles : le bénévolat n’était pas perçu comme aujourd’hui et l’association était inconnue sur la ville de Toulon.

Parallèlement, nous avons tenu des stands dans les forums en lien avec les cibles bénévoles que nous recherchions, les bénévoles posaient  des dépliants associatifs et des affiches autour de chez eux, la Ville de Toulon nous offrait des espaces publicitaires. Une convention passée avec L’Isem (école d’ingénieurs) nous a permis pendant plusieurs années de recevoir une demi-journée par semaine des étudiants qui visitaient les personnes âgées avec gentillesse.
La petite équipe prenait du temps pour se former avec les bénévoles marseillais et participait déjà aux séjours vacances. Les fêtes de fin d’année étaient l’occasion de repas et séjours joyeux.

Nous avions rédigé un projet où le comité de coordination bénévole assurait l’organisation et le développement de l’équipe. Grace à la ténacité de M. R. notre directrice, la trésorière nationale avait accepté qu’un trésorier bénévole gère un compte de l’association et A. G. avait donc la signature pour rembourser les bénévoles puis se fut Yves qui a accepté cette tâche difficile. L’équipe bénévole a voulu déménager sur un local en rez-de-chaussée avec plus d’espace pour accueillir nos 35 bénévoles et le même nombre de personnes aidées et nous sommes arrivés à la rue Clappier en 1998.
Que de moments heureux et forts partagés avec Raymond le tendre, Claude prof et sculpteur, Henriette fine cuisinière, la douce Chantal, Colette l’aimable, le super duo que formait Marie Jeanne, Christine, sans oublier Thérèse et Gabriella. Ils ont ouverts le chemin pour les équipiers d’aujourd’hui.
Puis le flambeau a été passé à Didier C. en 2000 pour continuer à avancer avec ce beau groupe de bénévoles motivés.  Bon anniversaire !     

A. Patrizio (première Coordinatrice des petits frères des Pauvres de Toulon)
 

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Jean-Claude, hospitalisé à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes

Tu avais donné ton accord pour me rencontrer… Tu étais hospitalisé à l’hôpital pénitentiaire à Fresnes ; je suis venu chaque semaine à partir du 17 août et jusqu’au 5 novembre…

Des visites au parloir puis dans ta « chambre-cellule » car tu ne pouvais plus descendre ; nous passions une heure à une heure trente à bavarder ou à rester en silence …

Tu nous as quittés le 8 novembre … A l’âge de 48 ans !

Notre relation a grandi d’une manière singulière, mystérieuse. Est-ce due à une confiance vite établie ? le temps compté pour toi ? … Je ne sais répondre …

J’ai tenté de marcher à tes côtés avec mes interrogations, mes incertitudes …

Je retiendrai d’abord ton sourire énigmatique tout au long de mes visites.

Je n’oublierai pas de sitôt les conversations autour de ta vie quotidienne : la nourriture, la télé, ta pension d’indigent, tes hospitalisations à La Salpêtrière, le cliquetis insupportable des clés dans les portes… jusqu’aux confidences de ta vie bouleversée, chaotique, en rupture de ban avec ta famille et la société : enfance à Montreuil, un coma suite à un accident, la « perpète » au centre de détention près de Colmar, le décès de ta maman en décembre dernier difficile à assumer, tes frères et sœurs, ton héritage et son utilisation, ton envie d’évasion ! … Lle personnel soignant très proche, ta maladie et les métastases au cerveau.

Tu m’avais demandé qu’on se tutoie.

Notre avant-dernière rencontre fut presque gaie avec la lettre que tu m’as dictée pour ta sœur et ton souhait discret de bénéficier d’une remise de peine pour fin de vie et être accueilli par ta sœur …

Je t’ai vu 3 jours avant ton décès, tu avais terriblement changé, tremblant, mutique …

Merci de m’avoir manifesté une grande confiance dans cet univers hostile, d’avoir pu parler de tes angoisses, de ta peur de la mort, de ta gratitude pour l’une ou l’autre infirmière pour leurs qualités à ton égard … J’en suis encore ému.

Aujourd’hui je suis triste car nous ne nous croiserons plus. Tu étais naturellement dans mes pensées de la semaine.

Je suis aussi révolté car tu as fini tes jours en prison …  loin des tiens.

J’ai eu un grand besoin d’en parler avec les soignants qui t’ont aidé avec grande humanité à quitter notre rive … Cette conversation m’a fait beaucoup de bien.

Cela montre la place précieuse que tu avais prise en moi.

Thierry

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La Fraternité Accompagnement de Personnes Malades accueille une jeune stagiaire en Communication

Un témoignage frais et spontané de Mélanie, 20 ans

Témoignage de Mélanie, à l'issue de son court mais intense stage d'immersion dans la Communication, au Pôle Accompagnement de Personnes Malades. Elle a découvert les modes de fonctionnement «Com» d’une association dédiée aux personnes souffrant de solitude, de précarité, de maladies graves.

J’ai découvert l’association les petits frères des Pauvres l’année dernière, et je me suis tout de suite éprise des actions de cette association humanitaire.

Devant faire un stage dans le cadre de mes études en communication, l’idéal était véritablement de le faire dans cette association pour me permettre de la connaître davantage et de découvrir la communication au sein des organismes humanitaires, milieu que j’envisage comme une éventuelle voie d’orientation future.

Je peux vous confirmer que je n’ai pas regretté.

Ces trois semaines ont été riches en enseignements. J’ai pu me plonger dans la vie active en effectuant des tâches, en lien direct avec ma formation, déléguées par Sabine et ma bienveillante tutrice, Maryvonne qui me faisait constamment  bénéficier de ses délicats conseils.

D’ailleurs, il n’y a pas eu que ces conseils qui m’ont apporté. Tout m’a été profitable, que ce soient :
- la rencontre permanente de nouveaux bénévoles, tous aussi ouverts les uns que les autres, avec qui on peut discuter, ponctuellement, comme ça, de la vie et la mort, d’art ou encore de poésie,
- mes contacts avec les salariés du pôle accompagnement des personnes malades, tous liés par cet altruisme qui reflète si bien l’exercice de leur fonction au sein de l’association. Celle-ci porte d’ailleurs une cause noble qui m’a profondément touchée.

Les petits frères des Pauvres, c’est tout simplement une association qui illumine le visage des personnes âgées accompagnées par ses bénévoles. Elle permet de briser la solitude des personnes malades et/ou en fin de vie.

D’avoir eu l’occasion d’entendre certaines de leurs situations ainsi que plusieurs témoignages de bénévoles, cela a changé certains aspects de ma vision de la vie (comme me l’avait d’ailleurs « prédit » Manuel, un des salariés).

Je ressors de ce stage enrichie, avec la volonté de m’investir en tant que « bénévole communicante » à l’implantation petits frères des Pauvres de Toulouse où je fais mes études, et surtout, à devenir bénévole accompagnatrice !

Je tiens à remercier toute l’équipe de m’avoir accueillie comme ils l’ont fait, particulièrement  Etienne Hervieux, Directeur de la Fraternité Accompagnement de Personnes Malades,  et Maryvonne Sendra, Chargée de Communication, qui m’ont permis de vivre cette expérience.

Mélanie TO
Etudiante à l’IUT de Toulouse,
Département Information-Communication

 

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Bonjour, je m'appelle Vincenette, j'ai 46 ans et je suis bénévole

Témoignage d'une bénévole marseillaise

Je suis bénévole depuis le 4 juillet 2012 dans le territoire centre de Marseille chez les petits frères des Pauvres.
Je fais des visites à domicile et de l'animation dans les locaux de Belsunce et Labadié 4 fois par semaine.

Je tiens tout d'abord à remercier Suzon, les deux Muriel et Alexandra de m'avoir acceptée ainsi que toute l'équipe de bénévoles pour leur sympathie dont tout spécialement Vilma et Jared qui sont pour moi des exemples de courage, de bonté et dévouement.

Le lundi après-midi nous animons le goûter au local de Belsunce de 13h30 à 17h, cela consiste à recevoir les personnes âgées, parler de tout et de rien dans la bonne humeur, jouer à des jeux comme les dominos, les cartes etc. Servir des glaces, des gâteaux avec des boissons, passer un agréable après-midi ensemble.

Le jeudi matin je rends visite à Joséphine 83 ans qui a beaucoup de mal à se déplacer à cause d'un grave problème aux jambes, elle sort très peu mais a toujours le moral et le sourire, c'est une bonne vivante qui a de la conversation, on ne s'ennuie jamais en sa compagnie, même si le temps de visite est largement dépassé à chaque fois c'est un réel plaisir d'être ensemble et de se retrouver chaque semaine.

L'après-midi, je vais à Labadié de 14h à 17h, c'est un immeuble ou il y a des studios pour les personnes qui étaient en situation précaire, elles retrouvent ici pour un moment ou pour longtemps une dignité humaine avec Muriel et Alexandra qui sont la au quotidien afin de leur apporter toute l'aide dont elles ont besoin. L'animation est la même qu'au goûter du local Belsunce, parfois lorsque la personne est malade nous montons la voir dans son studio, cela se passe toujours très bien et tout le monde est content de se voir.

Puis le vendredi matin c'est la visite chez Renée 96 ans, qui à une très bonne mémoire et un caractère bien trempé cela dit en passant "  sourire ".

Elle ne voit pour ainsi dire que l'infirmière, la femme de ménage et la tutrice, les personnes de sa famille étant trop âgées et trop éloignées pour se déplacer.

Renée, il n'y a pas si longtemps, n'était plus sortie de chez elle pendant quatre longues années, nous lui avons donc proposé de sortir avec son fauteuil roulant, ce qu'elle a accepté avec joie sans hésitation. C'est un bonheur de voir ses yeux pétillants de joie comme deux petits soleils quand on revient de la promenade avec en prime un large sourire de satisfaction, elle est marrante et aime la vie.

Si je devais tirer une leçon de tout cela, je dirais que comme on dit qu'il faut aider et aimer son prochain, c'est aussi valable avec les personnes âgées et qu'il est de notre devoir de ne pas les laisser tomber car c'est à eux que nous devons ce que nous avons et cela mérite un grand respect.

Enfin je suis très heureuse aujourd'hui de participer humblement aux actions des petits frères, j'espère poursuivre le plus longtemps possible autant que je le pourrais.

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1/2 : Bénévolat dédié aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et aux aidants familiaux

Christine, bénévole d’accompagnement d’une personne âgée atteinte d’Alzheimer

Venez avec nous écouter Christine, bénévole d’accompagnement d’une personne âgée atteinte d’Alzheimer, avant une de ses visites à domicile. Vous entendrez le plaisir du lien social, intact depuis maintenant 2 ans.
Et comment l’aide bénévole aux aidants familiaux est un long trajet, humble, dans le respect de ce qui peut être reçu et intégré.

En ce plein cœur de l’hiver, la beauté enneigée de Paris nous ravit, même si on la sait éphémère. Ephémère ? Oui – mais pas le bénévolat de Christine, 51 ans, mariée, 2 grands enfants, en activité professionnelle, et  « investie bénévolement depuis seulement deux ans maintenant... mais l’envie d’aider les personnes âgées a cheminé en moi pendant 30 ans ! »

Avant d’aller voir ensemble Pierrette, 70 ans, diagnostiquée atteinte d’Alzheimer, et sa sœur aidante, Rafqa, 71 ans, dis-nous, Christine :
Comment es-tu venue à ce bénévolat ?

Je crois que ça remonte à mon adolescence ! J’ai toujours été touchée par la situation des personnes âgées quand elles ont un sentiment de fin de vie sociale, de perte d’utilité. Cette idée m’est insupportable et je me suis promis de faire quelque chose un jour !

Qu’est-ce qui t’a fait concrétiser par du bénévolat ce récurrent sentiment de proximité solidaire avec les personnes âgées ?
C’est un ensemble d’éléments qui se sont trouvés réunis dans le temps !
- D’abord, un déménagement. Avec ma famille, on s’est installé à Paris. Et ô merveille, 1ère chance, je me retrouve à travailler tout près de mon domicile. Ca dégage de la disponibilité.
- Et puis mes enfants – qui ont maintenant 19 et 20 ans – sont devenus plus autonomes. Re nouvelle disponibilité !
- C’est comme ça qu’un jour, passant quotidiennement devant une maison de retraite, située sur mon trajet domicile – lieu de travail, j’y suis rentrée. Je me suis présentée pour leur proposer mon bénévolat d’accompagnement. Ils m’ont demandé avec quelle association je voulais le faire... mais je n’ai pas su leur répondre car je n’avais rien anticipé. Et c’est eux qui m’ont parlé des petits frères des Pauvres ! Cette association, il y a deux ans, je n’en avais quasiment jamais entendu parler ! Alors je suis allée sur le site internet des petits frères. Et ça correspondait pile poil avec ce que je souhaitais faire : auprès de personnes âgées, contribuer à recréer du lien social. Sur les différents types de bénévolat possibles au sein de l’association les petits frères des Pauvres, je n’ai pas mis longtemps à percevoir que c’était l’accompagnement de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer qui me convenait : cette maladie isole, et la fragilité et la solitude en sont accentuées.

Christine, tu dédies ton bénévolat à Pierrette, 70 ans, qui vit sous le même toit que sa sœur aidante, Rafqa, 71 ans. L’extension de ton aide bénévole aux aidants familiaux, est-ce que tu l’avais anticipée ?
Non, pas du tout. Je me suis vite aperçue de la force des liens entre Pierrette et sa sœur, Rafqa, qui est très protectrice. Rafqa se dévoue totalement à sa sœur, qui accueille ce dévouement avec bonheur. J’ai très vite gagné leur confiance, et mon bénévolat me donne l’impression d’apporter une bénéfique présence extérieure grâce à mon écoute, au plaisir qu’on partage à discuter ensemble. Elles m’accueillent avec beaucoup de joie et de bienveillance, et je suis manifestement la bienvenue.

Cette « aide aux aidants », peut-elle prendre une autre forme que celle du plaisir de communiquer ?
Oui bien-sûr. Mais encore faut-il que tout le monde se projette dans le même bien-être ! Je vois bien que les deux sœurs ne se quittent pas d’une semelle. Elles sont indispensables l’une à l’autre. Mais une telle situation peut parfois être un huis-clos susceptible de créer quelques tensions.
Alors je me dis que Rafqa devrait apprécier de pouvoir vaquer à ses propres occupations.
J’aimerais pouvoir la libérer un peu de la responsabilité de sa sœur, pendant que je veille quelques heures sur Pierrette. Mais ça me paraît difficile, voire impossible à mettre en place tellement elles se sentent indispensables l’une à l’autre, des deux côtés.

Et ces tensions, elles se manifestent comment ?
Oh, parfois, ce sont des petits riens du quotidien. Du style Pierrette – qui fume pourtant très peu - qui reproche à sa sœur de lui avoir jeté ou caché ses cigarettes alors qu’en réalité elle les a sûrement trop « bien rangées » !

Et puis, parfois aussi, Pierrette se révolte : « Je suis traitée comme une enfant de 5 ans ». Dans ces moments-là, Pierrette se souvient probablement bien des responsabilités qu’elle a assumées dans le passé : elle a été, en France, infirmière réanimatrice en soins intensifs. Il y a comme un regret de ce statut, et des responsabilités qu’elle a exercées.
Mais au final, malgré les tensions, malgré l’aide familiale parfois perçue comme super-protectrice, les deux sœurs s’accommodent l’une à l’autre, dans le respect et la bienveillance réciproques.

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Christine, sympa le petit café qu’on sirote toutes les deux dans ce bistrot d’à côté. Pierrette et Rafqa habitent tout près. Ouf, comme ça nous n’avons pas à affronter de nouveau  les chaussées enneigées !
- Allez, c’est parti ! Tu vas voir c’est incroyable comme leur accueil est chaleureux ! Ah, te dire aussi, qu’elles ont toutes les deux une culture étendue, vraiment impressionnante. Elles ont toujours beaucoup de choses à m’apprendre. Je suis ravie de voir ces deux dames ! C’est une chance de les avoir rencontrées  !

Nous voilà dans la cour-jardin de l’immeuble où vivent nos hôtes du jour, enfonçant nos pataugas dans la neige poudreuse. Ca ne glisse même pas !
- Tant mieux, parce que les déplacements de Rafqa  pour aller acheter les condiments exotiques de leur alimentation en seront facilités !
- Exotiques ?
- Oui, et dé-li-cieux ! Pierrette et Rafqa sont d’origine libanaise. Elles ont, dans leur nature et dans leur culture, une magnifique hospitalité ! Et c’est grâce à elles que j’ai découvert l’étendue de la gastronomie libanaise !

Nous composons le code digital à l’entrée de l’immeuble.
- Oui ?
- Bonjour Rafqa, c’est Christine !
- Oh, bienvenue ! Montez !

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Internautes, vous voulez lire la suite : autour de «l’art de recevoir»,
celui qui s’inscrit dans une pleine acceptation d’autrui,
dans une interactivité du don réciproque de son temps.

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