De nombreuses personnes âgées, en particulier les plus fragiles d'entre elles, sont victimes d'actes qui nous révoltent, contraires au respect de la dignité des personnes et souvent au droit. Indélicatesses, négligences, traitements dégradants, abus de confiance, pressions financières, démarchages commerciaux abusifs, violences verbales voire actes de maltraitance physiques sont quelques uns des maux auxquels les plus vulnérables sont exposés.
Sensibles aux situations de maltraitance rencontrées dans leur action quotidienne auprès des personnes qu'ils accompagnent, les petits frères des Pauvres se sont mobilisés et organisés pour que la maltraitance ne soit plus une fatalité.
Un programme d'action national s'est mis progressivement en place avec l'appui et la participation des différents acteurs du réseau. Il s'articule autour de 3 axes :
L'information et la formation des accompagnants sont importantes car, pour être découverte, la maltraitance requiert une sensibilisation particulière. Elle permet de repérer les situations à risques ou les cas de maltraitance, de s'interroger sur nos propres comportements et sur les pratiques de bientraitance.
Plus de 900 personnes ont été sensibilisées au cours de ces deux dernières années : acteurs des implantations et des établissements, bénévoles et salariés, partenaires et aussi personnes accompagnées.
Plusieurs dispositifs existent au sein des petits frères des Pauvres :
Les actions de sensibilisation présentées précédemment ont abouti à une mobilisation des équipes du réseau. La mise en place d'une méthodologie et d'outils de traitement des appels et des signalements ont permis à la coordination nationale de traiter 62 situations en 2008 et 2009.
16 situations ont nécessité un long et patient travail d'accompagnement auprès des personnes.
En plus du soutien apporté au réseau dans le traitement des situations rencontrées, une attention particulière est portée :
La question de la maltraitance des personnes âgées est un problème de société qui est incontournable et dont on parle encore trop peu. L'action immédiate et la résolution des cas rencontrés ne sont pas suffisantes et doivent être accompagnées d'une action de lobbying.
La prise de conscience de l'opinion publique par le biais des médias est indispensable pour faire progresser la situation. De la même façon, l'alerte et le recours aux institutions doivent permettre une évolution de ce problème de la maltraitance.
En direction du public, l'association, comme l'y invite sa charte, s'engage à témoigner des situations inacceptables rencontrées et à alerter sur la nécessité d'agir à tout moment et en particulier lors de la journée du 15 juin, "journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées".